Bavard.e.s

Atelier d'architecture

manifeste

→ comprendre les territoires

Itinérante, l’association Bavard.e.s collecte les quotidiens des habitant.e.s. L’association habite les territoires qu’elle explore. Que se soit en amont pour construire la programmation, pour étudier le contexte, pour dessiner ou pour suivre le chantier, l’association use de la du concept de permanence architecturale. Celle-ci permet de créer des projets en mouvement puisque partagés quotidiennement. En investissant les lieux et les milieux, un rapport de confiance s’installe entre les parties prenantes du projet (habitant.e.s, institutions, usager.e.s, porteur.se.s de projet). Sa disponibilité sur le terrain permet de détecter les ressources, les forces latentes en présence, les espaces délaissés et de les investir concrètement sur un projet commun.

→ imaginer des utopies réalistes

L’association fait appel à notre imaginaire pour dépasser les limites tangibles du réel. Elle met en discussion les histoires fictives et les projets concrets afin d’écrire le futur de nos territoires. Par là, Bavard.e.s donne les moyens aux habitant.e.s et aux institutions de faire autrement, d’oser concevoir en commun des volontés individuelles. En racontant des histoires vécues, l’association ouvre les possibles sur des projets partagés, interdisciplinaires,  mais également sur des projets d’architecture répondant aux défis écologiques et sociaux actuels. Dès la genèse du projet, Bavard.e.s expérimente, essaie et ré-essai, rate de mieux en mieux, pour atteindre une architecture sobre où l’on met en œuvre « la bonne quantité du bon matériau au bon d’endroit », toujours en pensant sa réversibilité.

→ créer l’inattendu et le désir

L’association conçoit par étape sans en définir une finalité rigide. Elle agit en prenant en compte toute la complexité du contexte et en se focalisant sur l’usager et ses besoins, en avançant pas à pas. Bavard.e.s agit de façon incrémentaliste, décrite par L.Kroll comme une méthode qui se préoccupe de l’information vivante du contexte. Ainsi, l’association décide de chaque étape au moment où elle l’aborde et évolue selon les observations des étapes antérieures. Bavard.e.s révèle et redonne de l’éclat sur le paysage quotidien ; celui que l’on traverse mais que l’on oublie, perdu dans les habitudes. Alors, Bavard.e.s bouscule, retrace les lignes inscrites depuis trop longtemps pour s’ancrer dans un présent à partager. Certains décrivent la philosophie de l’association de punk dadaïste puisque l’ensemble des travaux qu’elle réalise invite à la liberté absolue, au renversement des pensées immobiles, à la spontanéité, à l’urgence d’agir.

→ construire des espaces vécus

L’association relève plus de la fabrique de la société que de la construction de masse. Bavard.e.s souhaite initier des espaces vécus et pérennes. Vécus parce qu’ils évoluent dans le temps et pérennes parce que la dynamique socio-spatiale mise en place génère des répercussions permanentes sur la ville. Ainsi, les projets défendent  l’intérêt commun et se mettent au service d’une transition globale : sociétale, environnementale, sociale, politique et économique. Pour ce faire, l’association travaille main dans la main avec celles et ceux qui habitent, ont habité ou habiteront les lieux ; référant aux habitant.e.s, expert.e.s des lieux, un statut de maîtrise d’usage.